Je sais Fabienne assez forte tout de même, avec ce qu’elle a vécu, pour na pas m’attarder ici et je me téléporte vers d’autres pensées.


C’est Alain, mon ancien collègue de travail que je n’ai pas vu depuis la crémation de Sabine. Je l’avais bien eu au téléphone pour le jour de l’an plus les cartes postales de voyage, mais notre relation c’était bien détérioré avec mon isolement volontaire. Cependant comme il figure en tête par son nom dans mon répertoire, il a dut être le premier informé par mon frangin de mon trépas. Enfin un qui ne pleure pas même s’il semble touché par la nouvelle. Chez lui, je l’avais déjà remarqué avant, ce sentiment se traduit par de la colère. Colère devant son impuissance, colère devant ce qu’il juge une injustice, etc. … Il réagissait déjà ainsi au boulot lorsque l’on apprenait le décès d’un ancien partit à la retraite. Il se mettait à engueuler tout le monde parce-que la quête n’était pas organisé ou tout autre motif puéril qui permettait de libérer cette frustration et ce sentiment d’impuissance qui le gagnait en ces moments là. Aujourd’hui je plains Janine, sa femme, car c’est elle qui va subir son mauvais caractère. Je préfère les laisser seuls à s’expliquer cette mort inexplicable pour eux.


Direction le Nord avec un retour chez Valérie…


Son mec est là ! Il a l’air sérieusement éméché et je doute que la soirée ne se passe sans anicroches. Cela commence tout de suite par un esclandre insolite pour moi : Le compagnon de Valérie se met à l’insulter sans raison apparente à part le fait qu’elle est dans le canapé du salon au lieu d’être à la cuisine à préparer le repas. Mais, blasée, la jeune femme lui répond froidement qu’elle pensait aller manger une pizza pour marquer la fête sa fête à lui. Il se calme d’un coup et ronchonne dans son coin en grommelant ce qui peut passer pour une acceptation… De là où je surveille je me rends bien, compte qu’elle n’a pas le cœur à fêter quoi que ce soit mais qu’elle se débarrasse habilement d’une soirée enfermée en compagnie de cet homme a demi-ivre. Pendant qu’ils se préparent à cette folle soirée de liesse, je m’éclipse pour un autre rendez-vous.
 


********



Retour à mon domicile. Herbert est toujours là et c’est avec Ken sur les genoux qu’il remplit les enveloppes aux différentes administrations. On frappe à la porte et je reconnais les petits coups discrets de Karine. Elle vient sans doute récupérer mon pauvre chat. Mon frère l’accueille moins froidement que le matin et ils se mettent à discuter du chat. Herbert discrètement essaye de deviner quelles genres de relations il y avait entre Karine et Moi, mais la discrétion de cette dernière ne l’avance pas beaucoup. Je suis sur que si je m’approchais, je pourrais voir ses pensées plus profondes pour cette femme. Mais j’ai scrupule à espionner l’âme de mon frère… Il est encore si proche… J’aurais l’impression de le violer et cela ne se fait pas entre personnes nés du même ventre. J’ai même plus de scrupules maintenant que j’ai la faculté de tout savoir, que de mon vivant ou je ne pouvais faire que des suppositions assez aléatoires.


Après quelques minutes de discussion, Herbert déclare qu’il va devoir partir et que si elle voulait bien prendre le chat tout de suite, il préfèrerait. Comme c’est ce que Karine attendait qu’on lui dise, ils préparent rapidement le transfert d’appartement de la bête.

 

 

 

 
Publié dans : Roman
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